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«La parité dans les agences est un enjeu de business»

Le féminisme semble avoir la cote cette année aux Cannes Lions. Entre la mise en place de la catégorie Glass et le renouvellement du programme See it, be it, les organisateurs du festival essaient de mettre plus de parité dans le milieu de la communication. Cette année, See it, be it a permis à douze femmes, travaillant dans le milieu publicitaire, de rencontrer les jurys de plusieurs catégories, mais surtout d'échanger avec des «mentors».

Agée de 29 ans, l'Indienne Nivedita Agashe (Group Head de DDB Mudra) a été selectionnée pour participer à ce programme. «Durant ces trois jours, je me suis rendu compte que mes interrogations étaient partagées par les autres participantes, qui venaient pourtant d'autres pays que moi. Nous voulons toutes savoir s'il faut que nous changions pour réussir dans la communication, en devenant plus agressive, ou si nous pouvons rester nous-mêmes. Nos mentors ont été clairs là-dessus: nous devons rester nous-mêmes. Les discussions ont aussi beaucoup porté sur la façon de jongler entre vie professionnelle et vie familiale ou sur le fait d'être une bonne dirigeante», explique-t-elle.

 

Enjeu de business

Pour la jeune femme, cette expérience a été bénéfique et positive. «J'ai appris qu'il fallait que les femmes aient davantage confiance en elles et arrêtent de se sous-estimer». Une leçon de vie que donnait déjà l'an dernier, Sylvia Vitale Rotta, CEO de Team créatif Group, qui participait alors comme mentor à See it, Be it: «La clé, c’est la confiance en soi. Les femmes doivent arrêter de se justifier sans cesse et davantage s’imposer.»

 

Pour autant, Nivedia Agashe en est sûre, le programme See it, be it en particulier et la question de la parité en entreprise en général ne sont pas que des questions féministes. «Ce n'est pas un enjeu féministe mais un enjeu de business. Lorsqu'une agence dispose à égalité de dirigeants et de dirigeantes, elle dispose ainsi d'une bonne balance de points de vue.»

Océane Redon

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