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L'industrie pharmaceutique se donne un visage

Aujourd'hui, six Français sur dix s’estiment mal informés sur le médicament, selon le 5e «Observatoire sociétal du médicament» réalisé par Ipsos pour le Leem (Les entreprises du médicament), publié le 11 juin dernier. Pour faire évoluer positivement cette appréciation et faire en sorte que les Français connaissent davantage cette industrie, le syndicat des laboratoires pharmaceutiques lance aujourd’hui, mardi 16 juin, une campagne digitale sur Facebook, Twitter et You Tube.

Conçue par l’agence Eggs et baptisée «Le Visage du médicament», l'opération s'appuie sur un trombinoscope condensé en deux visages. Au total, près de 3 000 portraits de collaborateurs des laboratoires pharmaceutiques ont été mélangés par un système de morphing en un seul «couple» (un homme et une femme) pour représenter tous les professionnels de l’industrie du médicament, «engagés au quotidien dans la lutte contre la maladie et pour la santé des patients».

Interactivité

«Cette grande mobilisation numérique des salariés est une première dans notre secteur. Elle témoigne non seulement de leur fierté d’appartenance, mais également de leur préoccupation constante pour la santé de tous», précise Patrick Errard, président du Leem et directeur général d’Astellas Pharma France. 

Cette campagne se veut également interactive. En effet, sur le site www.visagedumedicament.fr, les internautes peuvent utiliser le logiciel de morphing développé par l’agence Eggs pour créer un visage à partir de photographies individuelles de collègues, amis, famille... Par ailleurs, une vidéo de 45 secondes (diffusé sur internet) présentera l’industrie du médicament en France et les coulisses de la fabrication du visage.

Incarnation et serious game

Si «Le Visage du médicament» est la première campagne digitale du Leem de cette ampleur, ce n’est toutefois pas la première fois que l’association essaie d’apporter une dimension plus humaine aux métiers de l’industrie pharmaceutique. «Fin 2013, des études nous ont montré que l’industrie du médicament manquait de personnalisation. Pour plus d’incarnation, nous avons donc diffusé la campagne “Mon combat” dès 2014. Il s’agissait de douze témoignages vidéos de salariés de l’industrie expliquant en quoi consistait leur métier», explique Eric de Branche, directeur de la communication du Leem.

A la même époque, le syndicat des laboratoires pharmaceutiques lançait également, avec Interaction Healthcare, un serious game pour présenter les différents métiers de la pharmacie et attirer des étudiants. «Nous avons eu un peu plus de 10 000 joueurs depuis son lancement», selon Eric de Branche.

Oceane Redon

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