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Perrier, des racines et des ailes

Avec une énergie qui n’est pas sans rappeler les films iconiques de la saga publicitaire de Perrier, comme le joyeux défilé du film «Les Sensations» réalisé en 1995 par Tarsem, le nouveau spot de la marque, «Hot air balloons», plonge le spectateur dans une course endiablée de montgolfières, à bord desquelles des personnages hauts en couleur s’adonnent à la plus joyeuse des fêtes.

Après deux ans de rediffusion des films publicitaires cultes à l’occasion de ses 150 ans, Perrier a souhaité «quitter le territoire rationnel du rafraîchissement pur et dur pour montrer créativement tout l'extraordinaire qu’il y a à l'intérieur de Perrier», explique Arnaud Tillon, directeur de la marque.

Alors que Perrier entend recruter des consommateurs plus jeunes et veut doper ses ventes aux États-Unis, l’objectif était de créer un film «qui parle à la fois à des gens qui connaissent bien la marque et son historique publicitaire, et à des personnes qui n’y sont pas familières», ajoute Paul Kreitmann, directeur de création chez Ogilvy & Mather.

Presque didactique, «Hot air balloons» est une fresque chatoyante des multiples facettes de Perrier. D’une source (en réalité les chutes d’Iguazu en Argentine) jaillissent des montgolfières, métaphores des bulles que renferme la bouteille en forme de massue indienne.

Retour aux racines

Dans la première montgolfière, une fanfare donne le ton des festivités. S’ensuit un défilé de nacelles abritant  des garçons de café, des pom-pom girls (en référence aux femmes sexy qui ont de tous temps ponctué les communications Perrier), un artificier un peu barré qui illustre l’explosion des bulles Perrier, sans oublier un lion, clin d’œil joliment amené au film fondateur «La Lionne».

Chaque élément du film est une référence à l’histoire de la marque. «Nous nous sommes plongés dans de gros livres sur Perrier que nous avons à l’agence, ça nous a permis de nous rapprocher des racines et de l’origine de la marque», dit Paul Kreitmann. Une marque qui a toujours eu un côté un peu fou, difficile à résumer en un seul film. «Il nous a fallu pas mal de scripts avant d’arriver à celui de ce film absolu», note ainsi Paul Kreitmann. Il n’aura ensuite fallu que quelques jours de tournage au mois de mars pour tout mettre en boite.

Traitement naturel

Aux manettes, la société de production les Télécréateurs et les réalisateurs Fleur & Manu, des clippeurs choisis pour leur «liberté et leur regard, selon Paul Kreitmann. Ils nous ont amené une fraîcheur, une vision. Dès le début, ils ont voulu donner au film une tonalité pop avec des couleurs vives.»

Pour le duo, une chose prime: les scènes naturelles. Peu d’images de synthèse pour ce film dont tous les paysages ont été capturés en Argentine. Le souci du détail les pousse à filmer les nacelles habitées par les comédiens, par paire, chacune suspendue à une grue, pour que les interactions entre les montgolfières soient authentiques, y compris en cas de collision, comme l’on peut le voir dans le film.

Quant à la bande-son, elle suit au plus près les mouvements des nacelles: la fanfare prend plus de poids lorsque qu’elle est à l’écran, tandis qu’en fin de film, les chœurs se font plus présents.

Anaïs Richardin

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